Faune
Découvrez la faune variée de la vallée de Lauterbrunnen et rencontrez des vaches, des chèvres, des marmottes et bien d’autres animaux. Dans les alpages, sur les sentiers de randonnée et lors d’expériences originales en contact avec les animaux, vous pourrez découvrir la nature de très près.
Découvrez la faune fascinante de la vallée de Lauterbrunnen en empruntant le sentier des animaux. Le parcours part du River Lounge, longe la Lütschine en direction de Stechelberg et mène jusqu'à l'aire de pique-nique de Spiss. Des panneaux explicatifs passionnants vous renseignent sur la faune sauvage locale des Alpes, tandis que des animaux sculptés dans le bois, disposés le long du chemin, vous invitent à la découverte.
Marmotte des Alpes
Les marmottes, souvent appelées « Mungg » en suisse-allemand, appartiennent à l'ordre des rongeurs et à la famille des écureuils, tout comme l'écureuil. Les marmottes des Alpes sont les troisièmes plus grands rongeurs d'Europe, après le castor et le porc-épic que l'on trouve dans le sud de l'Italie. Les marmottes passent l'hiver dans leur terrier, mais elles ne dorment pas tout l'hiver : malgré un métabolisme fortement ralenti, elles doivent vider leur vessie toutes les quelques semaines. Les marmottes ont un sens aigu de l'arrivée du printemps ; ce qui reste encore aujourd'hui inexplicable pour nous, les humains, c'est qu'elles apparaissent toujours dès que les premières zones déneigées se forment sur le terrain. D'une année à l'autre, la date varie très peu. Cependant, lors d’hivers très longs, les marmottes peuvent apparaître jusqu’à un mois plus tard.
Des steppes herbeuses à partir de la limite forestière, jusqu'à une altitude maximale de 3 000 mètres au-dessus du niveau de la mer. Ils préfèrent les versants sud des montagnes, car ce sont les premiers à être déneigés au printemps. C'est là qu'ils creusent leurs terriers dans le sol ; leur terrier d'hiver peut se trouver jusqu'à sept mètres sous la surface.
Les marmottes sont des animaux très sociables ; elles vivent en groupes familiaux pouvant compter jusqu'à vingt individus, composés chacun d'un couple dominant et de sa progéniture.
Racines, tubercules, graminées, herbes, pousses, fleurs, graines et fruits. Les marmottes adultes consomment jusqu'à 1,2 kg de végétaux par jour.
Les marmottes s'accouplent juste après leur hibernation, c'est-à-dire au printemps, généralement entre la mi-avril et la fin mai.
Près de 130 000 animaux vivent à l'état sauvage en Suisse. Leur population est considérée comme stable et leur chasse est autorisée.
Après une gestation d'environ 34 jours, la femelle donne naissance à jusqu'à six petits. Les marmottes ont un petit tous les deux ans environ.
On trouve des marmottes au Männlichen, près du glacier de l'Eiger et au Grindelwald First.
Les aigles royaux constituent la plus grande menace pour les marmottes adultes. Pour les jeunes marmottes, les renards, les martres des rochers et les grands corbeaux peuvent également représenter un danger. Lorsqu'une marmotte aperçoit un prédateur, elle émet un sifflement strident pour avertir les autres.
Les marmottes alpines hibernent d'octobre à avril. Avant d'entrer en hibernation, elles apportent de la matière végétale sèche dans leurs nids afin de les rembourrer et de les isoler du froid.
Les tempêtes de neige et les longues périodes de mauvais temps peuvent s'avérer mortelles pour les jeunes animaux s'ils n'ont pas accumulé suffisamment de réserves de graisse. C'est également pour cette raison que certains animaux ne survivent pas à l'hibernation.
Cerf rouge
Le cerf élaphe, également appelé « roi des forêts », est le plus grand de nos animaux sauvages indigènes ; il appartient à la famille des artiodactyles – parmi ses cousins figurent notamment le daim, le chevreuil et l'élan. Les cerfs mâles portent des bois pouvant peser jusqu'à 8 kg ; ceux-ci sont perdus chaque année entre février et avril, puis se reforment. Les femelles ne portent pas de bois et sont nettement plus petites que les mâles. Le cerf élaphe avait autrefois disparu de Suisse. À partir de 1870, les premiers cerfs ont refait leur apparition en provenance d’Autriche. Depuis les années 1990, il recolonise également certaines parties du Jura depuis la France. Son retour n’est pas encore achevé : il existe encore en Suisse de vastes zones où le cerf est encore majoritairement absent. Les corridors faunistiques sont malheureusement souvent bloqués par des autoroutes, ce qui empêche pour l’instant les animaux de poursuivre leur expansion.
Forêts, paysages ouverts et semi-ouverts ; en hiver, dans les zones semi-ouvertes des vallées, plutôt que dans les alpages en été. Les cerfs rouges sont des migrateurs de longue distance typiques ; leurs habitats estivaux et hivernaux peuvent être très éloignés les uns des autres.
En dehors de la période du rut, les biches et les cerfs vivent séparément. Les cerfs âgés sont des animaux résolument solitaires. En été, les biches forment des familles avec leurs faons ; plusieurs de ces familles se regroupent en hiver pour former un troupeau. Les troupeaux sont menés par une biche dominante.
Les herbes, les feuilles, l'écorce, les bourgeons et les brindilles constituent leur alimentation principale. Ils en consomment jusqu'à 20 kg par jour.
L'automne : pendant la période du rut, les cerfs mâles poussent des cris de rut, notamment pour attirer les femelles. Ils se rendent sur les lieux de rut, où ils rencontrent les hardes de femelles. C'est là que se déroulent les combats et les rituels entre les mâles.
Environ 35 000 cerfs vivent en Suisse. Ils ne sont pas considérés comme une espèce menacée et leur chasse est autorisée.
En règle générale, la biche met bas un faon après une gestation d'environ 230 jours. Les jeunes sont capables de se tenir debout quelques heures seulement après la naissance. Les faons sont allaités pendant au moins six mois.
Dans la partie arrière de la vallée de Lauterbrunnen, près de Beatenberg et Habkern, ainsi qu'en hiver près de Meiringen. Les cerfs sont très farouches, c'est pourquoi on les aperçoit rarement.
Les grands prédateurs, comme le loup, s'attachent à chasser les animaux âgés ou blessés. En revanche, les aigles, les chouettes grand-duc, les lynx ou les chats sauvages ne s'attaquent que rarement à un jeune animal.
Les cerfs élaphes deviennent nocturnes lorsque les humains perturbent trop leur habitat. Ils n'arborent un pelage roux qu'en été ; à l'automne, ils muent et leur pelage prend alors une teinte grise à gris-brun.
Les avalanches, les perturbations causées par l'homme en hiver, ainsi que la destruction et le morcellement des habitats par l'activité humaine liée à l'agriculture, à la construction de routes, de sentiers de randonnée et de domaines skiables.
Écureuil eurasien
L'écureuil européen appartient à la famille des écureuils arboricoles et n'est pas menacé en Suisse, contrairement aux prévisions antérieures. En Grande-Bretagne, les écureuils indigènes ont été supplantés par les écureuils gris d'Amérique, ce qui laissait présager une évolution similaire en Europe. On a toutefois négligé le fait que les martres des arbres sont encore très répandues en Europe, alors qu'elles ont été presque exterminées en Grande-Bretagne. Les écureuils communs construisent leurs nids en hauteur, sur des branches fines, où les martres peuvent difficilement accéder. Les écureuils gris, en revanche, nichent plus près du sol et constituent donc des proies faciles pour les martres ; c’est pourquoi ils ne se sont pas encore répandus chez nous. C’est un bel exemple de la façon dont une nature intacte et la biodiversité peuvent s’autoréguler et se protéger.
Forêts ; de préférence les forêts de conifères et les forêts mixtes, jusqu’aux altitudes élevées. On le trouve parfois aussi dans les parcs et les jardins.
Ces animaux construisent, tout en haut dans les fourches des arbres, un nid en forme de dôme (nid en forme de coupe) à partir de brindilles, de feuilles et de mousse. Ils vivent principalement en solitaires et ne se réunissent que pour se reproduire. Les écureuils peuvent vivre jusqu'à 6 ans.
Graines de conifères, faînes, noisettes, noix, glands, baies, champignons, œufs d'oiseaux et oisillons. Les écureuils constituent de nombreuses cachettes de nourriture pour passer l'hiver.
De décembre à mars. Pendant la période d'accouplement, plusieurs mâles et une femelle se livrent à de féroces courses-poursuites pour s'accoupler.
Les écureuils sont très répandus, mais ne se rencontrent nulle part en grand nombre. En Suisse, ils ne sont pas considérés comme menacés, mais leurs populations ont considérablement diminué au cours des dernières décennies. Ils sont protégés en Suisse.
Après l'accouplement, la femelle a une gestation d'environ 40 jours et met bas en moyenne quatre petits par portée. Les petits quittent le nid pour la première fois vers l'âge de 6 semaines et sont allaités pendant 10 semaines. La femelle est seule responsable de l'élevage des petits.
Les écureuils sont actifs pendant la journée et faciles à observer. On les trouve dans toute la région, y compris dans les villages.
Les humains, l'autour des palombes, la martre des arbres, les corbeaux et les écureuils gris.
La queue touffue remplit deux fonctions importantes : elle sert de contrepoids pour l'équilibre, lorsqu'il s'assoit, court ou saute, et elle tient l'écureuil au chaud pendant son sommeil.
Changement climatique, parasites (tiques, puces, acariens et vers), forêts fortement morcelées par les routes. Forêts peu diversifiées en termes d'essences et d'âge des arbres, ce qui peut entraîner des pénuries alimentaires.
chamois
Les chamois appartiennent à la famille des caprins, tout comme les bouquetins. Contrairement à ces derniers, les chamois n'ont jamais été exterminés en Suisse. Leur visage est particulièrement caractéristique : il est blanc, avec deux bandes sombres qui s'étendent de part et d'autre, de la base des cornes jusqu'à la bouche. Leurs sabots leur assurent une excellente adhérence sur les terrains rocheux, ce qui en fait d'excellentes grimpeuses. Contrairement aux bouquetins, les chamois ne peuvent pas être élevés en enclos.
Plateaux alpins, rochers et forêts. Préfèrent les températures inférieures à 12 degrés Celsius.
Les femelles et les jeunes vivent en troupeaux de 15 à 30 individus. Les mâles sont solitaires.
Herbes, plantes aromatiques, parties vertes des plantes vivaces, des arbustes et des arbres.
Novembre et décembre.
En Suisse, les chamois ne sont pas considérés comme une espèce menacée, mais leur population ne cesse de diminuer depuis des années.
La gestation dure 21 semaines chez les femelles. Les chevreuils sont allaités par leur mère pendant 6 mois maximum.
On les trouve dans toute la région, à des altitudes plus ou moins élevées selon la saison.
L'homme, l'aigle royal, le lynx, le loup et l'ours. Les trois derniers ne sont présents en Suisse qu'en très petit nombre. Il arrive parfois que les aigles royaux capturent un jeune animal.
Le changement climatique, la multiplication des activités de loisirs et le tourisme sont autant de facteurs qui perturbent de plus en plus les animaux et leur causent ainsi du stress. Cela a des répercussions négatives sur leur état de santé et leurs chances de survie.
Avalanches, chutes de pierres et pénurie de fourrage.
Vaches d'alpage
Chaque année, au début de l'été, lors de la montée à l'alpage, les bergers emmènent leurs vaches, leurs moutons et leurs chèvres des vallées vers les alpages, où les animaux paissent pendant l'été. Le travail à l'alpage est éprouvant, mais il s'inscrit dans une longue tradition et revêt une grande importance pour l'agriculture suisse. La vallée de Lauterbrunnen compte plusieurs alpages, dont Suls, Saus, Pletschen, Winteregg, Sefina et Wengernalp.
Sur les alpages, on trouve des vaches laitières, du jeune bétail et des troupeaux de vaches allaitantes. Les vaches laitières sont traites quotidiennement ; dans certains cas, du fromage est fabriqué directement sur l’alpage. Les jeunes animaux sont souvent espiègles et curieux, tandis que les vaches allaitantes protègent leurs veaux ; c’est pourquoi il convient de garder ses distances.
En automne, les bergers redescendent dans la vallée lors de la traditionnelle descente des alpages. Les animaux sont parés de cloches et de fleurs, et les bergers portent des costumes traditionnels. À Lauterbrunnen, les descentes des alpages ont généralement lieu en septembre.
En été, on voit parfois des vaches transportées par hélicoptère à l'aide de cordes. C'est généralement une situation grave, car ces vols ont pour but, dans la plupart des cas, de secourir des animaux blessés.
Dans les pâturages, les vaches portent des cloches afin que leurs éleveurs puissent les retrouver plus facilement, par exemple la nuit, par temps de brouillard ou dans des vallées isolées. En Suisse, les vaches sont généralement gardées dans les étables en hiver, où elles disposent d'un petit enclos devant l'étable.
Les vaches portent leurs petits pendant environ neuf mois, tout comme nous, les humains. Tout comme chez nous, les vaches ne produisent du lait qu’après avoir mis bas. Comme la production de lait diminue avec le temps après la mise bas, les vaches laitières sont inséminées en moyenne une fois par an.
Les vaches sont des herbivores purs. Elles se nourrissent d'herbes, de plantes aromatiques et de trèfle. Dans les étables, on leur donne du foin, du fourrage ensilé et des concentrés. Elles ont besoin de 16 à 20 kg de nourriture par jour.
Les vaches sont des ruminants, ce qui signifie que, pendant leurs moments de repos, elles régurgitent ce qu'elles ont mangé afin de broyer davantage les particules alimentaires, ce qui, au final, facilite le processus de digestion. Les vaches boivent en outre jusqu'à 100 litres d'eau par jour.
Les vaches ont un odorat très développé ; elles ont un sens de l'odorat bien plus développé que leur vue. La perception de l'espace et des couleurs est moins développée chez les vaches que chez les humains. C'est pourquoi elles ont besoin d'un peu plus de temps pour reconnaître ce qui s'approche d'elles. Il faut donc toujours se déplacer lentement et prudemment lorsqu'on s'occupe de vaches. Elles ont du mal à interpréter les mouvements rapides, qu'elles perçoivent donc comme une menace. C'est l'une des raisons pour lesquelles elles réagissent souvent vivement à la présence de chiens.
Ils vivent en petits troupeaux de 20 à 30 animaux et nouent des liens d'amitié étroits entre eux. Se lécher mutuellement renforce leurs liens et a un effet apaisant.
An Kühen auf Weiden sollte man mit einer möglichst grossen Distanz, langsam vorbei gehen. Ruhig auf die Kühe einreden, sich bemerkbar machen. Nicht auf die Tiere zugehen, es sind keine Kuscheltiere! Wenn sich die Tiere nähern, nicht wegrennen. Kühe können auf kurzen Strecken bis zu 40 km/h rennen. Sie wären also ohnehin schneller als wir Menschen. Stattdessen stehen bleiben, sich gross machen mit Armen und Wanderstöcken in der Luft, laut auf die Tiere einreden um sie davon abzubringen weiter auf einen zuzukommen. Ruhig bleiben, sich langsam entfernen mit Blick zu den Tieren.
Il n'y a pas qu'une seule race de vache, il en existe de nombreuses. Parmi celles qui sont très répandues en Suisse, on trouve notamment : la race Simmental, la race Brune, la race Swiss Fleckvieh, la race Holstein et la race Eringer. À l'âge adulte, les vaches pèsent en moyenne entre 500 kg et 800 kg. Les taureaux, quant à eux, pèsent entre 1 000 kg et 1 500 kg. L'espérance de vie naturelle d'une vache est d'environ 20 ans. En Suisse, les vaches laitières vivent en moyenne 5 à 6 ans.
Aigle royal
L'aigle royal, également appelé « roi des airs », fait partie des plus grandes espèces de rapaces au monde. C'est le seul grand prédateur de Suisse à avoir survécu à la chasse et aux appâts empoisonnés sans être exterminé. Aujourd’hui, la population de ces oiseaux s’est nettement rétablie, et les Alpes suisses sont considérées comme entièrement colonisées. Néanmoins, l’aigle royal figure toujours sur la liste des animaux menacés, dans la catégorie « potentiellement menacé ». Cela s’explique par un nombre assez élevé d’aigles célibataires – qui perturbent le comportement reproducteur des couples nicheurs dans leurs territoires –, ce qui entraîne des échecs de reproduction.
En haute montagne, sur les pentes et les parois, de préférence au-dessus de la limite forestière.
Les aigles royaux vivent en couples monogames. Ils défendent ensemble leur territoire contre d'autres aigles royaux. Les aigles royaux peuvent vivre jusqu'à 35 ans.
Mammifères et oiseaux – selon l'habitat, principalement des marmottes, des lièvres et des tétraonidés.
Janvier et février.
La Suisse abrite environ un quart de la population totale d'aigles royaux des Alpes. Cela représente environ 350 à 360 couples nicheurs.
Entre mars et avril, la femelle pond deux œufs, rarement un ou trois. La période d'incubation dure de 43 à 45 jours. Les oisillons acquièrent leur capacité de vol au bout de 74 à 80 jours.
Avec un peu de chance, on peut l'observer en vol à voile ou en vol plané ; au-dessus de la région de Stechelberg, au Schilthorn, dans la partie arrière de la vallée de Lauterbrunnen, au Grindelwald First et au Männlichen.
Les humains ; les drones et les parapentes empiètent sur leur espace aérien. De plus, ces oiseaux font encore parfois l'objet d'une chasse et d'abattages illégaux. D'autres rapaces tels que les vautours, les aigles et les corvidés.
Ils ont une tête de couleur jaune doré et des ailes remarquablement longues et larges, dont l'envergure peut atteindre 2,2 mètres.
Météo : la grêle, les tempêtes et les fortes pluies peuvent représenter un danger pour les animaux.
bouquetin
Les bouquetins, « les rois des Alpes », appartiennent, tout comme le chamois, à la famille des caprins. La Suisse compte aujourd’hui environ 17 000 bouquetins, ce qui n’est pas une évidence, car ces animaux ont été chassés jusqu’à leur extinction. C’est en 1809 que le dernier bouquetin a été abattu en Valais. Tous les bouquetins présents aujourd'hui dans les Alpes proviennent d'une région du nord de l'Italie où ces animaux ont été rigoureusement protégés au XIXe siècle par le roi Victor-Emmanuel II de Savoie. La diversité génétique est donc très faible, ce qui entraîne aujourd’hui de plus en plus de problèmes chez ces animaux. Le taux élevé de consanguinité se traduit par un poids corporel plus faible, une longueur de cornes réduite et un risque accru d’infestation parasitaire.
Entre la limite forestière et la limite des neiges. À des altitudes pouvant atteindre 3 500 mètres. En hiver, on le rencontre à des altitudes plus basses qu'en été.
Les bouquetins sont des animaux sociables vivant en troupeaux. En dehors de la période d'accouplement, les mâles et les femelles vivent dans des troupeaux distincts.
Herbes, plantes aromatiques, lichens, pousses et bourgeons de jeunes arbustes et arbres. En hiver, herbe sèche et plantes tapissantes. Les bouquetins sont des ruminants.
Décembre et janvier.
Le bouquetin est une espèce protégée en Suisse, mais il fait l'objet d'une chasse visant à réguler ses effectifs.
Les femelles portent leurs petits pendant cinq à six mois et mettent au monde un petit, rarement deux. Les petits sont allaités par leur mère pendant un an maximum. Les mères bouquetines se partagent l'élevage des petits.
La partie arrière de la vallée de Lauterbrunnen, Wengen et le glacier de l'Eiger.
Les loups, les ours et les lynx : cependant, comme il ne reste plus que très peu de loups et de lynx en Suisse, et pratiquement plus d'ours, ils n'ont pratiquement plus de prédateurs naturels, à l'exception de l'homme. Les jeunes animaux ou ceux qui sont malades peuvent être la proie des vautours, des aigles et des corbeaux.
Les bouquetins peuvent vivre jusqu'à 20 ans. Ils bêlent un peu comme les chèvres et émettent des sifflements pour signaler un danger.
Réduction des habitats due au changement climatique et aux activités humaines, faible diversité génétique.
Lynx eurasien
Le lynx est le plus grand félin d'Europe. Il a disparu de Suisse au cours du XIXe siècle ; sa dernière observation remonte à 1904. Le reboisement des forêts et le retour des artiodactyles sauvages au XXe siècle ont créé les conditions écologiques propices à sa réintroduction. En 1971, les premiers couples de lynx ont été relâchés dans le canton d’Obwald, puis d’autres ont suivi dans le Jura. Depuis lors, trois populations se sont développées en Suisse. Tous ces lynx descendent toutefois d’un petit nombre d’animaux, ce qui entraîne un appauvrissement génétique et des conséquences négatives liées à la consanguinité.
En Suisse, les lynx sont considérés comme une espèce menacée. On estime qu’une population plus ou moins continue dans les Alpes, comptant environ 1 000 individus, garantirait leur survie à long terme. Actuellement, les populations ne sont toutefois pas présentes dans les zones limitrophes. Compte tenu de leur taille actuelle, de leur constitution génétique et de leur situation, la survie de ces animaux en Suisse n’est pas garantie.
Les lynx vivent dans les forêts, mais on les rencontre de plus en plus souvent à des altitudes plus élevées, où ils fréquentent également des habitats plus ouverts.
Les lynx sont pour la plupart nocturnes. À l'exception des femelles accompagnées de leurs petits, ils vivent en solitaires. Dans leur territoire, ils ne tolèrent aucun autre animal adulte du même sexe.
Chevreuils, chamois, lièvres des champs et lièvres des neiges, renards, marmottes, oiseaux et poissons.
La période d'accouplement s'étend de mars à mi-avril et est appelée « période de rut ». Pendant cette période, les lynx communiquent entre eux par des cris puissants. De plus, ils sont souvent actifs pendant la journée.
Selon les estimations de la fondation KORA, environ 340 lynx vivent en Suisse. Les lynx sont une espèce protégée en Suisse. Toutefois, si le lynx réduit la densité locale d'ongulés sauvages au point de rendre la chasse impossible, la population de lynx peut alors être réduite.
Après une gestation de 68 à 73 jours, la lynx met bas en moyenne deux petits. Ceux-ci restent auprès de leur mère pendant environ 10 mois, puis s'en éloignent pour chercher leur propre territoire.
La vallée de la Kander abrite la plus grande population de l'Oberland bernois. Pour observer un lynx, il faut beaucoup de patience et de chance, car ces animaux sont extrêmement farouches et très bien camouflés.
C'est incroyable : malgré leur statut d'espèce protégée, les lynx continuent d'être tués illégalement en Suisse.
Les attaques contre les animaux d'élevage – principalement les moutons et les chèvres – sont localisées et limitées dans le temps, surtout lorsque la population régionale de gibier est faible. Les lynx ne représentent aucun danger pour l'homme.
Les routes, les zones urbanisées, les cours d'eau et les hautes montagnes présentent des dangers pour les animaux et constituent souvent des barrières qu'ils ne peuvent franchir. Seul un quart environ de tous les lynx atteint l'âge adulte.
chevreuil
Le chevreuil est le plus petit et le plus commun des ongulés sauvages de Suisse. Après avoir été presque ou totalement exterminé par le passé, sa population est aujourd’hui considérée comme stable. Son pelage change au fil des saisons, passant du brun rougeâtre en été au brun grisâtre en hiver. On remarque notamment la « tache blanche » claire sur l’arrière-train, qui sert à avertir les autres chevreuils et permet de déterminer le sexe de l’animal. Les mâles portent en outre de petits bois, tandis que les faons sont bien camouflés grâce à leurs taches blanches.
Comme de nombreux animaux sauvages en Suisse, les chevreuils souffrent d’appauvrissement génétique. Les autoroutes et les voies ferrées entravent leurs déplacements, ce qui empêche les échanges entre les populations et favorise la consanguinité.
Zones boisées, de la plaine jusqu'à la limite forestière ; en été, localement également au-dessus de la limite forestière et dans les prairies voisines.
Les chevreuils se déplacent généralement seuls ou en petits groupes. En automne et en hiver, ils se rassemblent souvent en groupes plus importants. Ils sont principalement actifs au crépuscule et la nuit.
Ils préfèrent les herbes, les graminées, les plantes vivaces, les arbustes et les arbres riches en protéines – les chevreuils sont très sélectifs et ne se contentent pas de manger une touffe d'herbe.
La période dite de parade nuptiale commence vers la mi-juillet et dure jusqu'à la mi-août. Pendant cette période, les mâles se livrent à de violents combats pour défendre leurs territoires.
La population de chevreuils en Suisse est estimée à environ 140 000 individus. Ces animaux peuvent être chassés : environ 40 000 sont abattus chaque année ; par ailleurs, plusieurs milliers de chevreuils sont victimes chaque année de la circulation routière et des faucheuses. Ils ne sont protégés que dans le canton de Genève, où une loi interdit la chasse privée.
La gestation dure environ 9 à 10 mois et les femelles donnent naissance en moyenne à deux faons. Elles les déposent dans les prairies, où les petits sont mieux protégés contre les renards et les sangliers. Malheureusement, les faons y sont souvent victimes des faucheuses des agriculteurs ; en cas de danger, les petits restent immobiles dans l'herbe.
Dans et autour des forêts, partout dans la région de la Jungfrau, le plus souvent dans les prairies à l'orée des bois. On peut parfois les apercevoir depuis les télécabines.
Les loups, les rapaces, les renards, les lynx et les sangliers sont les prédateurs naturels des chevreuils ; ils constituent une menace surtout pour les faons.
Si vous tombez sur un faon dans un pré, vous ne devez en aucun cas le toucher à mains nues. Les faons sont délibérément déposés là par leur mère, qui les retrouve ensuite. Ces petits sont naturellement inodores ; si un humain les touche, ils prennent son odeur et risquent alors d'être repérés par des prédateurs.
Des hivers rigoureux avec une neige épaisse, des prédateurs, des phénomènes météorologiques extrêmes. Mais la plus grande menace vient des humains, avec la circulation routière, les faucheuses, la chasse et les chiens.